Votre institution traverse une crise

Exemples de crises :

 

1. Pour des raisons économiques, l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique) se voit dans l’obligation de licencier deux personnes (dont l’infirmière). Le Chef d’établissement est perçu comme responsable de cette décision par une partie du personnel (enseignants y compris) et jugé comme trop autoritaire, notamment par le personnel du secrétariat. Ces reproches mettent en lumière d’autres tensions, notamment entre anciens et jeunes enseignants. Une médiation est demandée pour aider à gérer ces conflits.

 

2. Un président d’OGEC soutient un projet ambitieux de délocalisation du collège, à la périphérie de la ville mais le projet nécessite une augmentation sensible du nombre d’élèves. L’inscription de nouveaux élèves piétine et le président rend la nouvelle directrice responsable de cet état de fait qui risque de fragiliser  » son » projet. D’autres reproches sont faits à la nouvelle chef d’établissement par le personnel du secrétariat. Une médiation permet à tous les acteurs de s’expliquer.

3. Des tensions sont apparues dans l’APEL (Association de Parents d’Elèves de l’Enseignement Catholique) d’une école primaire. L’ancienne équipe élue reproche aux institutrices d’avoir  » manipulé » les nouvelles élections pour voir apparaitre de  » nouvelles têtes « . Une partie des anciens, désavoués, refusent de quitter le Conseil d’administration. Une médiation, acceptée par tous, permet à chacun de s’exprimer sur des ressentis et des aigreurs parfois très anciens ; en fin de médiation, le groupe règle la question de l’organisation du CA et élabore une nouvelle façon de fonctionner.

4. Un directeur diocésain souhaite se séparer d’un chef d’établissement, considéré comme trop « laxiste ». Ce dernier est fortement soutenu par les parents d’élèves qui, lors d’une réunion houleuse, s’opposent à la direction diocésaine puis rédigent une pétition et créent un blog de soutien à « leur » directeur. Une médiation rassemble l’ensemble des acteurs : direction diocésaine, directeurs et directrices de l’ensemble scolaire (école et lycée), représentants des parents d’élèves, enseignants. Une médiation permet à la Direction Diocésaine et aux parents d’expliquer leur point de vue. Un accord écrit et signé prend acte des maladresses commises par les uns et les autres et permet au chef d’établissement de retrouver un poste satisfaisant pour lui.

5. C’est toute une ville qui s’est dressée contre une décision de la Direction Diocésaine de faire « bouger » plusieurs établissements. Cette dernière aura pour conséquence de délocaliser le lycée en le « rejetant » hors du centre ville, dans les quartiers périphériques. Contre cette proposition, se tiennent des manifestations et des grèves relatées dans la presse locale. Deux médiations réunissent des représentants de toutes les écoles, les OGEC, les tutelles… Au cours de journées, riches en explications orageuses et en péripéties, les acteurs mettent à plat leurs revendications. La Direction diocésaine renonce à une décision imminente de plateforme commune ; une solution, ignorée jusque là, est avancée : utiliser l’espace du collège. Cette proposition permet d’envisager une réorganisation des établissements qui n’avait pas été pensée jusque là.