Comment intervenons-nous ?

Principes de nos interventions

La médiation se tient à la fois en lien avec l’institution et dans le strict respect de la confidentialité[1]

Sans se substituer aux autorités légitimes (institutionnelle, syndicale ou autre)  et à leur capacité à prendre des décisions, une médiation donne aux acteurs le temps et la liberté de s’expliquer, d’étudier et de proposer des options.

[1] Extrait de la convention triennale entre le SGEC et l’association Groupe médiations : « La saisine du Groupe Médiations se fait : – par le SGEC, – par une autorité de tutelle. Elle s’effectue soit auprès du Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique, soit auprès de l’un des membres du groupe qui en informe le Délégué Général responsable du Département des Ressources Humaines dans le respect de la confidentialité qui s’impose à tout médiateur. »

Responsabilité des acteurs, responsabilité des médiateurs

Les objets abordés, les décisions et les accords de fond restent de bout en bout de la responsabilité des acteurs impliqués dans la médiation.

Les acteurs connaissent leur réalité et sont à même, avec l’aide des médiateurs, de confronter leurs expériences et leurs points de vue. Ils sont les mieux placés pour trouver des aménagements durables. De ce fait, une médiation peut aider à enrichir les décisions, à ouvrir des perspectives nouvelles et à mettre en œuvre des solutions créatives.

Les médiateurs construisent avec les acteurs un cadre de dialogue et le garantissent.

Ils gardent une attitude de neutralité et d’indépendance vis-à-vis des personnes et des orientations institutionnelles.

Ils veillent à maintenir le dialogue ou le projet ouvert, à soutenir les personnes en facilitant la parole et la reconnaissance mutuelle, à soutenir la recherche par les acteurs de propositions et d’aménagements qui leur conviennent.

Ils facilitent la transition entre le temps de médiation et le retour au temps ordinaire ; le relais entre le temps de propositions et le temps de décisions.

Les temps d’une médiation de crise

Temps 1 : la tutelle propose une médiation aux acteurs. L’autorité qui demande une aide rencontre les médiateurs. Ensemble ils questionnent la situation, les différentes options, l’opportunité d’une médiation, les modalités de la proposition qui en sera faite aux acteurs concernés.

Temps 2 : Si, au terme de ces premiers contacts, une médiation semble pertinente, la tutelle en fait la proposition aux acteurs et leur annonce la venue de médiateurs qui leur présentent la démarche lors d’entretiens individuels ou par petits groupes, précédés si besoin d’une assemblée générale. Si la médiation est acceptée, le cadre et les modalités se construisent avec les acteurs. Chacun veille à ce que les différentes sensibilités, professions, expériences soient présentes.

Temps 3 : la rencontre de médiation a lieu sur une demi-journée ou une journée. Dans bien des cas, la rencontre se termine par un accord signé par tous les acteurs.

Temps 4 : la transition entre la médiation et le retour au temps ordinaire. Avant de se séparer, les participants décident par consensus ce qu’ils souhaitent communiquer de leur travail commun et selon quelles modalités.

Les temps d’une médiation de projet

La médiation de projet est un processus volontaire, coopératif et confidentiel accompagné par un tiers. Celui-ci crée un cadre de communication et facilite la recherche de solutions par les acteurs.

Les médiateurs agissent dans le cadre d’un double mandat : celui de l’autorité institutionnelle (tutelle, co tutelle, Sgec) et celui des acteurs librement engagés dans le processus de médiation.

La médiation de projet part d’un a priori : les acteurs connaissent leur réalité et sont à même, avec l’aide des médiateurs, de confronter leurs expériences et leurs points de vue. Ils sont les mieux placés pour trouver des aménagements durables.

La médiation invite à entrer dans une démarche participative qui ne remet pas en cause l’autorité institutionnelle et sa capacité à prendre des décisions, mais qui donne aux acteurs la liberté d’étudier et de proposer des options.

Le médiateur, responsable de la forme à donner au travail plus qu’au fond, assure le cadre, maintient le projet ouvert, et soutient les personnes en facilitant la parole et l’expression.

Et quelques interventions moins classiques…

– Une médiation de crise a été refusée par un nombre significatif d’enseignants, mais une « rencontre ouverte » a été demandée par les « silencieux » en présence des médiateurs pour les aider à se parler ; au terme de cette rencontre, ces derniers ont adressé une lettre aux premiers pour les inviter à une reprise de dialogue.

– Une médiation de conflit relationnel entre deux acteurs s’est tenue en même temps qu’une médiation de projet impliquant deux collectifs.

– Des entretiens individuels préparatoires d’une médiation ont suffi à modifier sensiblement les relations entre les personnes en conflit et ont rendu inutile la poursuite de la démarche.

– Deux médiations se sont déroulées successivement dans le même établissement, l’une entre des enseignants et la directrice, l’autre entre les membres de l’OGEC et de l’APEL et la directrice.