Des facteurs de conflit ou de crise

Nous observons, au fil des chantiers, des facteurs de crise, de tensions ou de souffrance au sein des établissements :

– changement mal anticipé du contexte économique ou démographique général : retraits de postes, restructurations, contraintes immobilières ;

– défaut d’accompagnement par des tutelles parfois elles-mêmes trop seules, solitude d’un chef d’établissement, clivages non traités voire entretenus au sein des équipes pédagogiques, instauration d’avantages ou de privilèges de fait perçus comme des injustices, crainte d’aborder une difficulté relationnelle lorsqu’elle se présente, difficulté d’un chef d’établissement à dialoguer et associer une équipe ou une communauté éducative sur un projet ;

– problème de gouvernance : organisation pyramidale laissant peu de place à la coopération, tension entre un Ogec et la tutelle, conflit entre tutelles au niveau régional, exercice de la coordination sans renouvellement du protocole au changement de directeur, recrutement ou succession problématiques : chefs d’établissement depuis trop longtemps sur place, succession mal préparée voire sabotée (report sur le successeur de décisions difficiles, octroi de privilèges à la dernière minute), difficultés occultées par ne pas rebuter un candidat ;

– tensions voire affrontement autour de conceptions différentes sur l’éducation, les valeurs, la spécificité catholique ou chrétienne d’un établissement ;

– prises en compte insuffisantes du droit du travail dans une institution régie également par le droit canon, en particulier dans les conflits autour du retrait d’une lettre de mission.

Extraits du rapport d’activités du Groupe Médiations 2014